YEAR ABROAD ESSAY: L’écriture inclusive, est-ce un pas en avant vers l’égalité?

Something a little different this Sunday. After having received the mark for my first Year Abroad Essay, I’ve decided to share it on here. I was super happy with my result, so thought why not step a little out of my comfort zone and “publish” it, so here goes. 

Quelque chose d’un peu différent ce dimanche. Après avoir reçu la note pour mon premier essai de mon année à l’étranger, j’ai décidé de le partager. J’étais tellement contente de mon résultat que je me suis dit pourquoi ne pas sortir un peu de ma zone de confort et le “publier”, et voila! 

L’écriture inclusive, est-ce un pas en avant vers l’égalité?

Dans un monde où le nouveau concept de neutralité sexuelle est en train de se développer et devient la forme la plus acceptable et est généralement considérée politiquement correcte, la langue française est sous le feu des certaines critiques féministes. Le français est la langue maternelle d’environ 150 millions de personnes à travers le monde et cette langue a subi des réformes constantes et est constamment en évolution, depuis la fondation de l’Académie Française en 1635. Cependant, le français est une langue entièrement genrée, même quand les mots ne se réfèrent pas directement à un homme ou à une femme. Chaque nom est déterminé par le genre, donc chaque adjectif suivant est également déterminé par le genre. Par conséquent, la langue est complètement genrée et cela provoque des problèmes pour certaines. Ironiquement, cet essai est écrit en suivant les règles de grammaires actuelles, peu importe la conclusion. Dans cet essai, j’aimerais soulever d’abord les arguments qui motivent ce changement et le mouvement féministe. Par exemple ceux de certaines féministes qui croient que la langue devrait se moderniser et ce faisant, devenir plus inclusive de genre et moins intégralement sexiste. Ensuite, on peut passer aux contre-arguments, de ceux qui pensent que les réformes perturberaient une langue chargée d’histoire et indéniablement belle, ces soi-disant puristes de la langue. Tout au long de l’essai, je pense qu’il serait utile de souligner aussi des idées telles que le « sexisme ordinaire » et le patriarcat symbolique de l’Académie Française.

Le but du féminisme est la quête d’égalité entre les sexes, et maintenant pas seulement entre les deux sexes mais l’égalité pour tous. Cet appel et le changement subséquent de l’écriture dans « le monde universitaire et la vie politique » (Salmon, 2017) peuvent être considérés comme un pas de plus vers cette égalité. Cependant, toutes les féministes ne sont pas d’accord. Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, a déclaré « je n’ai jamais soutenu l’écriture inclusive ni son enseignement à l’école mais je suis favorable à la féminisation des noms » (Lorriaux, 2017), « la féminisation des titres d’emploi » est quelque chose qui a également été rejeté par l’Académie française, en 2014 faisant « l’insistance subséquente du maire de Paris, Anne Hidalgo, à s’appeler Madame la Maire (et non Madame le Maire) grammaticalement incorrecte » (Willsher, 2017). Ce mouvement en question implique le changement de mots tels que « amis » en « ami·e·s » (Chazan, 2017), pour inclure à la fois la forme masculine et la forme féminine, ce nouveau style d’écriture étant la forme considérée comme inclusive. De cette façon le féminin est explicitement mentionné, donc plus implicitement les femmes, les humaines sont également incluses. Cette lutte est un combat contre une langue qui est considérée sexiste à la base et ces pensées sont une réaction à l’idée que peu importe combien de femmes sont présentes, un homme domine grammaticalement et linguistiquement. Pour certaines personnes, y compris « un sous-secteur des féministes », cela semble être un symbole de la vie quotidienne et cette façon que dont nous pensons et dont nous enseignons à nos enfants « favorise les résultats sexistes » et donc c’est potentiellement très nuisible. « On enseigne aux étudiants français » dès le plus jeune âge que « le masculin domine sur le féminin » (Timsit, 2017) ainsi ce système d’écriture reste pendant toute la vie et peut-être également les guide, inconsciemment, à l’âge adulte et pendant la vie adulte. Il semble y avoir des questions quant à savoir si c’est alors une pensée intrinsèque et naturelle qui se joue dans la vie réelle, pas seulement linguistiquement et conformément à cette idée. Les petits garçons sont-ils élevés pour être dominants et les filles, leurs camarades, sont-elles prédestinées à être soumises, et est-ce que la langue joue un rôle dans ce complexe philosophique?

Ce ne sont pas seulement les féministes qui plaident en faveur de cette inclusion linguistique. Au lendemain des scandales mondiaux de harcèlement sexuel, des centaines de professeurs français ont pris position déclarant « Nous n’enseignerons plus que “le masculin l’emporte sur le féminin” » (Slate.fr, 2017) et « qu’ils ne marqueront plus les alternatives aux règles dominées par le masculin comme fausses » (Samuel, 2017). Bien que seulement 314 enseignants (Slate.fr, 2017) se soient manifestés a l’heure qu’il est, cela est très important parce que ces personnes sont les plus proches de la grammaire et de l’éducation des enfants. Les enseignants ont un impact énorme sur la prochaine génération non seulement grammaticalement, mais aussi moralement. Les enseignants soulignent également qu’une forme féminine « a été mise au point au XVIIe siècle » et « ils indiquent par ailleurs qu’elle a été par la suite généralisée pour des raisons “politiques” » (Souben, 2017). Cette déclaration et référence historique, et l’idée qui l’entoure déboulonne les arguments traditionalistes dans une certaine mesure, prouvant que ceux qui pensent que cela est une vague moderniste ont tort. Ce n’est pas un concept entièrement nouveau, la langue et la linguistique évoluent constamment avec leur époque.

Commençons les contre-arguments avec un peu de contexte. L’Académie Française a été fondée en 1635 par Richelieu, le ministre en chef de Louis XIII, et selon son site web « si la fondation de l’Académie française marque une date importante dans l’histoire de la culture française, c’est parce que, pour la première fois, les débats d’une assemblée de lettrés ont été considérés comme pouvant jouer un rôle éminent dans le devenir de la société et de la nation ». Il semble que ce devenir ressemble beaucoup au passé. Sa devise est « À l’immortalité » et ses 40 membres sont connus sous le nom « les immortels » (Académie française, n.d.). Cette devise est intéressante du point de vue traditionaliste. Est-ce qu’ils voient ce changement comme une mort d’un élément fondamental de la langue française et cette immortalité serait nulle si les changements deviennent le courant dominant ? La réponse est oui. « Pour l’Académie, l’écriture inclusive est un « péril mortel » » (Pech, 2017) et même une « aberration » (Académie français, n.d.) Il est également intéressant de faire remarquer que sur la totalité des 726 membres élus, 6 étaient des femmes (Willsher, 2017). La première femme a été élue en 1980 et depuis, seulement 8 lui ont succédé. Ce fait se prête aux accusations de patriarcat et à son tour, de sexisme. Les arguments venant de l’Académie sont que « les nouvelles formes sont maladroites à lire et à écrire » et que l’écriture inclusive « aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité ». Caroline de Haas, une militante féministe, a répondu directement à la section suivante de la déclaration de l’Académie sur l’écriture inclusive :

« Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures. » (Académie française, n.d.)

en disant « On va tous mourir !”. Et après, c’est nous qu’on traite d’hystériques », elle se moque explicitement de la peur de la mortalité venant de l’Académie et de sa fameuse notion implicite d’immortalité. Il semble complètement vrai de cet angle que l’Académie n’est pas disposée à vivre avec son temps. Eliane Viennot, autrice du livre « Non le masculin ne l’emporte pas sur le féminin ! » est évidement d’accord. Elle a dit « les académicien·ne·s n’ont de cesse de torpiller depuis plus de trente ans toute évolution égalitaire du français » utilisant naturellement l’écriture inclusive, elle est en faveur de « l’apprentissage d’un français démasculinisé » (Viennot, 2017) elle même appelle au débranchement d’Académie française parce que selon elle « l’institution fait une nouvelle fois la preuve de sa flagornerie, de sa détermination à contrecarrer la marche vers l’égalité, et surtout de son incompétence » une forte critique à l’égard de l’Académie. Elle termine par disant « il serait temps de laisser l’Académie voler de ses propres ailes » (Viennot, 2017), consolidant ainsi sa position sur l’institution dominée par les hommes et plus implicitement ce qu’on peut tirer de ses pensées sont les accusations d’une société sexiste, dépassée et même arriérée qui refuse d’évoluer.

Cependant, ce n’est pas seulement l’Académie qui est en désaccord avec l’idée de nouvelles formes grammaticales et j’aimerais m’arrêter sur ce dernier point. L’écriture inclusive a également été réprouvée par le Premier ministre, Edouard Philippe qui « bannit l’écriture inclusive des textes officiels », un coup bas pour ces certaines féministes et ceux pour cette réforme linguistique. « Edouard Philippe a donné consigne à ses ministres de bannir l’écriture dite inclusive » (Dugit, 2017). Cela est un symbole pour certains, un autre signe du patriarcat qui gouverne notre société. Le gouvernement d’un pays et ses décisions représentent les opinions politiques de son peuple. Donc, cette décision faite par Philippe agit comme une déclaration officielle de la France et par conséquent, une défaite pour ceux qui espèrent une réforme linguistique. Elle a un pouvoir différent de celui de la dissidence politique et des cris publics parce que cette décision est de l’établissement, bien qu’un autre établissement historiquement dirigé par les hommes. Monsieur Philippe aurait dit que « le masculin est une forme neutre qu’il convient d’utiliser pour les termes susceptibles de s’appliquer aux femmes » (Le Point, 2017), une déclaration qui semble ignorer la notion grammaticale que la présence d’un homme remplace une pièce pleine de femmes. De par sa nature même, le mot « ils » n’est pas neutre dans la mesure où « they » en anglais et « Sie » en allemand sont neutres en termes de genre, par exemple. Cependant, Lorriaux de Slate.fr n’est pas d’accord qu’Edouard Philippe est « contre l’écriture inclusive » et elle pense que « c’est bien plus compliqué que ça » et continue à expliquer les tenants et les aboutissants de ce style d’écriture et parle de pourquoi Philippe l’a interdit. Elle souligne que les médias ont paraphrasé comme d’habitude et parfois même suggéré qu’il est sexiste à la suite. Cela ne semble pas être le cas et bien qu’il soit contre les dernières propositions de réforme, « il recommande l’usage du féminin pour les noms de fonctions et la double flexion, et donc que, sur trois techniques de l’écriture inclusive, il en conseille deux » (Lorriaux, 2017).

Il sera intéressant de voir si les problèmes de sexisme disparaissent dans les générations futures malgré tout, en ce qui concerne l’écriture inclusive ou pas. Si le sens moral va commencer à évoluer avec le temps, quels que soient ou ne pas arriver à la langue française. L’idée que le sujet grammatical est en train d’être remis en question peut avoir des effets négatifs ou positifs dans le futur concernant le sexisme. Alors qu’elle est passée inaperçue auparavant, cette discussion a peut-être renforcé pour certains l’idée que le masculin domine le féminin et donc on craint que cela ne se passe mal, surtout si les changements sont annulés, il pourrait même y avoir des manifestations ou peut-être que les règles ne seront jamais mises en place. Il est important de conclure qu’il ne s’agit pas d’une discute entre hommes et femmes. C’est un débat entre tant de secteurs de la société française ; ses féministes et ses enseignants, ses progressistes et ses traditionalistes, ses établissements historiques et son gouvernement. Et en fin de compte, c’est toujours l’élite qui a le dernier mot dans ce genre de débats.

 

Bibliographie: 

Académie française. N.d. Available at: http://www.academie-francaise.fr/linstitution/lorganisation [Accessed on: 20 December 2017]

 Académie française. N.d. Available at: http://www.academie-francaise.fr/actualites/declaration-de-lacademie-francaise-sur-lecriture-dite-inclusive [Accessed on: 20 December 2017]

Chazan, D. 2017. Gender-inclusive French is a ‘mortal danger’ to the language, Académie Française warns. Available at: http://www.telegraph.co.uk/news/2017/10/27/gender-inclusive-french-mortal-danger-language-academie-francaise/ [Accessed on : 20 December 2017]

De Haas, C. 2017. Communiqué de @academie_fr sur l’écriture inclusive : “On va tous mourir !”. Et après, c’est nous qu’on traite d’hystériques. Twitter, 26 October 2017. Available at: https://twitter.com/carolinedehaas/status/923577334334152705?ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=http%3A%2F%2Fwww.lejdd.fr%2Fsociete%2Fecriture-inclusive-lacademie-francaise-denonce-un-peril-mortel-pour-la-langue-francaise-3476099

[Accessed on: 20 December 2017]

Dugit, F. 2017. Edouard Philippe bannit l’écriture inclusive des textes officiels. Available at : http://www.leparisien.fr/societe/edouard-philippe-bannit-l-ecriture-inclusive-des-textes-officiels-21-11-2017-7405986.php [Accessed on: 20 December]

 Le Point. 2017. Édouard Philippe bannit l’écriture inclusive des textes officiels. Available at : http://www.lepoint.fr/politique/edouard-philippe-bannit-l-ecriture-inclusive-des-textes-officiels-21-11-2017-2173977_20.php [Accessed on: 20 December 2017]

Lorriaux, A. 2017. En réalité, Edouard Philippe n’est pas contre l’écriture inclusive. Available at : http://www.slate.fr/story/154139/edouard-philippe-contre-ecriture-inclusive [Accessed on : 20 December 2017]

 Pech, M. 2017. Pour l’Académie française, l’écriture inclusive est « un péril mortel ». Available at: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/10/26/01016-20171026ARTFIG00256-l-academie-francaise-met-en-garde-contre-le-peril-mortel-de-l-ecriture-inclusive.php [Accessed on 20 December 2017]

 Salmon, N. 2017. Gender neutral version of French sparks backlash. Available at: http://www.independent.co.uk/news/world/europe/gender-neutral-version-french-language-backlash-gibberish-a7987896.html [Accessed on: 20 December]

Samuel, H. 2017. French schoolteachers push for “gender neutral” grammar in row with language purists. Available at: http://www.telegraph.co.uk/news/2017/11/08/french-schoolteachers-push-gender-neutral-grammar-row-language/ [Accessed on: 20 December 2017]

Slate.fr. 2017. « Nous n’enseignerons plus que “le masculin l’emporte sur le féminin” ». Available at : http://www.slate.fr/story/153492/manifeste-professeurs-professeures-enseignerons-plus-masculin-emporte-sur-le-feminin [Accessed on: 20 December 2017]

Souben, Y. 2017. Écriture inclusive: plus de 300 professeurs refusent d’enseigner que “le masculin l’emporte sur le féminin”. Available at: http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/07/ecriture-inclusive-plus-de-300-professeurs-refusent-denseigner-que-le-masculin-lemporte-sur-le-feminin_a_23269294/ [Accessed on: 20 December 2017]

Timsit, A. 2017. The Push to Make French Gender-Neutral. Available at: https://www.theatlantic.com/international/archive/2017/11/inclusive-writing-france-feminism/545048/ [Accessed on: 20 December 2017]

Viennot, E. 2017. Débranchons l’Académie française. Available at: http://www.liberation.fr/debats/2017/11/01/debranchons-l-academie-francaise_1607279 [Accessed on: 20 December 2017]

 Viennot, E. 2017. Eliane Viennot, péril pour Immortel·le·s. Available at: http://www.liberation.fr/france/2017/11/29/eliane-viennot-peril-pour-immortelles_1613398 [Accessed on: 20 December 2017]

Willsher, K. 2017. French language watchdogs say “non” to gender-neutral style. Available at: https://www.theguardian.com/world/2017/nov/03/french-language-watchdogs-say-non-to-gender-neutral-style [Accessed on: 20 December 2017]

 

Advertisements

LIVING SOLO

Screen Shot 2018-02-04 at 13.50.17

It’s not mine, but it’s a taste of what could be. A trial run of adulthood, maybe. Sans bills or the majority of my rent (thanks mum & dad). But it’s still a taste nonetheless. Although I’ve lived away from home during term time since the end of 2015, and even before then had stints at boarding school from the age of 8, moving to France alone is a different experience altogether. Moving to Paris back in September was terrifying and it was almost just as scary moving to Lyon a couple of weekends back. However, things have started differently here, and indeed for the better. I jumped straight into university on day 3, rather than having a fortnight of not knowing what to do with myself in Paris. University takes up 10 and a half hours a week, spread across 4 weekdays, as opposed to just 5 or 6 hours in Paris divided between a Tuesday and a Saturday. Yes, uni on a Saturday. I’m also going to be taking up a job offer rather soon that will keep me occupied for a further 8 hours per week and in some form of grown-up routine (vs. little bits of studying here and there and taking full advantage of that free month of Netflix).

IMG_8250
Top tip : Flowers brighten the room and in turn, lift your mood – especially super pretty ones from a lovely little French florist.

Another thing though, something that I think is helping exponentially with my Year Abroad experience this time around (which admittedly, seems to be a little less wild than some), is that I am living alone in a studio. Granted, it’s not for every 21 year old wanting to explore a new city and culture whilst learning more of a language and perhaps in that sense it’s an error of judgement or the easy way out, but I love it here in this room that I can call my own for the next 3 or 4 months. It’s also a little further out than what would have been ideal, an almost 40 minute walk to university. However, that’s actually resulted in me hitting that 10,000 step target on most days, which can only be a good thing. The studio means that I have my own space entirely. A bathroom and kitchen of my own, rather than just the bed and desk going unshared. But it’s not just the room. I have my own mailbox with my name on a sticker and a name tag on the front door to buzz guests into the building (which is also beautiful by the way). Mum & Dad are visiting in March so they can test it out for me. Needless to say, it’s remained out of use thus far. . .

IMG_8293

img_8266.jpg

IMG_8277
Questionable lighting choices.

IMG_8290

IMG_8287

IMG_8294
Food is only ever a few steps from bed.
IMG_8265
Takeaways for one aren’t so terrible after all.

IMG_8298

Living alone might sound like it’s going to be lonely maybe even creepy, and I must admit I did have my doubts, especially after some super lonely times in my room in Paris. But as with most things and as cliché as it may be, life it is what you make of it. Of course, there are lots of solutions to combat loneliness but sometimes you do just want to be by yourself and living alone makes it beyond easy to do so. It also comes with lots of other benefits. Meals for one mean choosing the accompanying TV show and takeaways without the ordeal of choosing where to order from, the entire place is kept exactly how you want it to be kept – at whatever level of tidiness you so desire, and there are no queues to anything – that’s no knocking / knocks on the bathroom door, and no lining up for the hob, because it’s all your’s.

 

 

 

4 / 2 / 2018

YEAR ABROAD : FIRST WEEKS IN PARIS / STRUGGLES & OBSERVATIONS

This one’s really for those of you who may be embarking on a year abroad in the near future. If you’re not, you’re all welcome too I guess.

Ok, so I’m not here to tell you it’s all going to be terrible but I am going to be brutally honest about a few of the struggles I had upon my arrival in Paris and during my first couple of weeks here. Before you get reading, start worrying and over thinking, it’s not all doom and gloom and of course, it does and will improve exponentially throughout the year and then no doubt, settling back in for fourth year at Cardiff will be the next challenge! The plan here is also to throw in a few little cultural observations I’ve made at the end, so don’t get too disheartened and do carry on reading!

TRANSPORT

As with moving to any new city, getting about the place is one of the first hurdles you will encounter. Therefore, public transport must be at the top of your to-do list upon arrival. Having lived fairly rurally back home, I have driven myself everywhere since the age of 17 and in Cardiff, as I’m sure you are all by now aware, everywhere is within walking distance. Of course, I have used the tube, and various other forms of public transport when travelling, but it has never been part of my everyday. If like me, you also have a dodgy sense of direction, Apple / Google Maps or Citymapper will become your new best pal. Once you have your daily commute down, the rest (including all of the getting lost) becomes exploring. The cost of public transportation is obviously city dependant but I would advise looking into some kind of travel pass (e.g. Navigo card in Paris) to make this aspect of your year abroad life as economic as possible.

HOUSING

Accommodation was my top pre-departure concern. I had somewhat underestimated how difficult it would be to find somewhere even remotely affordable in central Paris. This has resulted in me living in a semi-suburban Air B&B room in a shared flat, which is working out well for the most part but has left me a little further away from other students than I would have perhaps liked and will definitely look for in Lyon. Thus, be organised and start looking for somewhere to live ASAP. It can be a little scary when you’re on the verge of homelessness just days before your flight but if it comes to that, remember there are always temporary options and it could be easier to find somewhere once you’re actually in your new country.

EXPENSES

Moving from the Welsh capital to the French, there has certainly been a jump in expenses so your finances are another boring adult measure to bear in mind. I’ve been learning the hard way thus far.

LANGUAGE & CULTURE

Now for the language barrier. This one was of course to be expected. Your target language is going to sound a little different in context and when spoken by your native peers than it has ever done in the confines of a classroom spoken by your numerous teachers over the years. I’ve got all my hopes set on the idea that only time will improve this aspect, practice makes perfect etc. In all honesty, when moving to a major European city the “culture shock” that everybody speaks of isn’t going to be massive, you’ll probably only notice a few little quirks.

BEING LONELY

I read somewhere recently that Paris is known as a lonely city and this reinforcement of something that I had been feeling, in turn made me feel much better about it and changed my outlook on this experience completely. As cliché as it may sound, your year abroad really is a time you can utilise to “find yourself” (as much as I tend to despise the term). Being alone is sometimes something we all need to embrace and self-entertainment, whether it be exploring your new home, studying or reading, is most definitely a valuable skill.

BAGUETTES, BERETS AND BICYCLES

To put all rumours to bed, there aren’t men with handlebar moustaches walking around in striped t-shirts with strings of garlic or onions about their necks. There are however plenty of beret wearing ladies, lots of people on bicycles and people walk around with many a baguette (often nibbled at, as I think I have demonstrated rather well below) under one arm / in an artsy tote bag.

SMOKING

Everybody smokes. Ok, not everybody. But people of every age, on every street corner, are smoking. The smoking break at a nearby office looks to a passer-by somewhat like there has been a fire drill given the amount of people who have left said building.

MILITARY / POLICE PRESENCE

Perhaps it’s coming from a small town into a big city that has made me realise the heightened military and police presence, but armed police literally seem to be everywhere. Like ants on the ground.

NOBODY QUEUES

As much as I hate to make generalisations, nobody in Paris queues and you’ve got to be much more assertive en route to the till or whilst embarking the métro.

GREEN DOESN’T MEAN GO

A green man means proceed with caution not go. Vehicles can (and will) still come at you from the left. This one, fortunately, I haven’t learnt the hard way.

EXPRESSION & EMOTION

People get visibly angry and cry in public. It’s so very un-British.

IMG_7385

YEAR ABROAD : UPON ARRIVAL À PARIS

As a Modern Foreign Languages student, my degree involves an Erasmus year abroad study or work placement in this, my third year. I have just arrived in Paris and quite frankly, that’s both so very exciting and absolutely terrifying all at the same time. Until very recently my year abroad has seemed like a distant, abstract idea. It has done for years.

But now it’s here and let’s face it, shit got real.

When I started the application process from Cardiff earlier this year, I felt a shift in my apprehension surrounding the move. I had been utterly petrified for months, but it started to seem a bit silly fearing something that I’d not only signed myself up for but something that is ultimately, by all accounts, set to be the best year of my life. However, in all honesty this positivity didn’t last for long and I dreaded it again all summer long.

Over the course of last Autumn semester we had several presentations on the subject of our year abroad from financing to destination choices and I subsequently sent in my preference form for approval and consideration. My first choice had been Lyon, my second was Paris and my third, Belgium. I had chosen to study. After all, the rest of my life is for proper work, eh? After a meeting regarding my choices, I was placed in Paris for the Autumn semester (September – December 2017) and Lyon for the Spring semester (January – May 2018). Although I only study one language and should therefore only have one placement, I am super happy that I get to switch it up a bit post Christmas like all my dual-honours, two language buddies.

Anyway, I thought I’d touch base in hopes of sharing the whole process from conception, and ultimately throughout its fruition. Let’s leave it for now with the motto used by the city of Paris for centuries; FLUCTUAT NEC MERGITUR which relates to the idea that she has been “tossed by the waves but does not sink”.  And hell, as Paris is surrounded by cliché let’s also hope that whatever kind of waves Paris has got in store for me that I don’t bloody sink either.

P.S. I can see the Eiffel Tower from my bed!

IMG_7374